L’origine de l’UX Design

L’origine de l’UX Design

La révolution industrielle : le début de l’UX

Dans les années 1950, alors qu’on assiste à une véritable révolution industrielle, l’humain est de plus en plus considéré dans son rapport à la machine, notamment dans les industries automobiles comme Toyota. Valoriser l’homme afin d’accroître l’efficacité du travail à la chaîne devient alors une véritable priorité. Au même moment, le designer américain Henry Dreyfuss publie un ouvrage qu’il nomme Designing for people (1955).

Il explique que son expérience en tant que designer dans les théâtres lui a servi dans le design industriel. L’objectif est finalement le même quand il s’agit de design :  “My set had to be attractive as well as workable. […] And the final determining factor of success was audience approval” DREYFUSS (1955, p. 16). Il explique alors que tout doit être à la fois attractif mais aussi pratique, et que seul l’utilisateur sera décisionnaire en terme de succès. Si l’audience ou les utilisateurs des objets industriels qu’il conçoit sont satisfaits alors il aura réussi. Cette réflexion est finalement la base de celle de l’UX Design actuelle : l’utilisateur est au cœur de la conception.

Le design au service de l’utilisateur

Donald Norman suit alors la même logique une trentaine d’années plus tard lorsqu’il publie The Psychology of Everyday Things en 1988, ouvrage qu’il rééditera en 2013 : The Design of Everything Things. L’objectif de son livre est de prouver que le design n’est pas seulement esthétique mais doit d’abord et surtout servir à répondre aux besoins des utilisateurs. C’est lorsque son ami lui raconte sa mésaventure avec une porte qu’il n’a pas su utiliser pendant un long moment, qu’il comprend que le design doit avant tout, être lisible et compréhensible pour la personne qu’il l’utilise.

Il dit d’ailleurs à ce sujet “Two of the most important characteristics of good design are discoverability and understanding” NORMAN (2013, p. 3). Pour lui, deux critères sont primordiaux en design : la découvrabilité, c’est-à-dire que l’utilisateur doit comprendre quelles sont les actions possibles, et la compréhension, comment utiliser tel ou tel objet. Ce sont bien évidemment deux critères indispensables en UX Design lorsqu’il s’agit d’une plateforme digitale.

Le design adopté sur les sites web

Après avoir publié deux versions de son livre Don’t Make Me Think, Steve Krug le met à jour et le publie en 2014. Comme le titre de son ouvrage l’indique, pour lui, l’utilisateur doit suivre le design d’un site web sans y réfléchir. La lisibilité du site doit se faire naturellement, sans devoir imposer à l’utilisateur une longue réflexion, tout doit aller très vite. Il illustre son propos avec deux exemples KRUG (2014, p.12-13).

schema 1 - not thinking

Image n°1 : Not Thinking (KRUG S. 2014)

schema 2 - thinking

Image n°2 : Thinking (KRUG S. 2014)

Sur le schéma n°1, le design du site web permet une lisibilité quasi immédiate des éléments, on trouve les produits, les catégories, l’œil se dirige facilement vers ce qu’il recherche. En revanche, sur le schéma n°2, il y énormément d’éléments, l’utilisateur se pose beaucoup de questions concernant ces derniers. Il se demande par quoi il va commencer, si certains éléments sont cliquables, si deux éléments ne servent pas à la même chose, etc… Tout cela rend la visite du site web très compliquée et ne laisse pas à l’utilisateur, le souvenir d’une bonne expérience.

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